27 avril 2026
Choisir son amortisseur Il existe toutes sortes d’amortisseur: en gel, en mouton, mixte mouton/gel, en silicone, en feutre, et en mousse à mémoire de forme. Certains, équipés de cales sont désignés comme correcteur. La principale propriété de l’amortisseur est d’encaisser les chocs. Le correcteur, pour une influence (positive) sur la selle Le correcteur n’a aucune fonction d’amortissement. Il peut s’agir : - D’un correcteur préformé - D’un pad de la forme d’un amortisseur et de l’épaisseur d’un tapis, pourvu de poches (généralement quatre) qu’il est possible de remplir avec des cales plates, en mousse plus ou moins dense ou en feutre. Les correcteurs permettent d’équilibrer la selle, pour corriger une selle un peu grande, ou une dissymétrie du cheval. Ils sont aussi utiles pour combler provisoirement les inadaptations d’une selle sur un cheval en changement (convalescence, croissance, reprise après un arrêt…). Attention: un correcteur d’équilibre se règle une première fois en statique, et surtout une 2e fois en dynamique, avec le/la cavalier/ère à cheval ! La forme de l’amortisseur L’amortisseur doit respecter le dos du cheval avec une coupe anatomique qui permet de dégager la colonne vertébrale. La coupe ne doit pas induire de pli, de pression ou de frottement sous la selle. Ils risqueraient de provoquer des blessures ou des douleurs, et d’avoir l’effet inverse de ce que l’on souhaite. Le matériau On peut distinguer trois grandes catégories parmi les matériaux amortissants : - Ceux qui amortissent en retenant les chocs - Ceux qui dispersent et évacuent les chocs par ondes - Ceux qui inhibent le choc en se rigidifiant Même s’ils ont une fonction similaire, ils ne sont pas tous adaptés à la conception d’un amortisseur destiné à l’équitation. La mémoire de forme La technologie « à mémoire de forme » est utilisée dans de nombreux domaines de la vie courante. Cependant, elle n’a d’intérêt que si le matériau utilisé est très épais : ce qui est possible pour un matelas ne l’est pas pour un amortisseur, dont l’épaisseur est forcément limitée. Elle est donc souvent utilisée de façon hybride, avec un matériau à mémoire de forme couplé avec un autre type de mousse. Dans l’ensemble, le principe de la mémoire de forme est plutôt d’absorber les pressions que d’amortir réellement les chocs. Le gel Le gel a beaucoup d’inconvénients pour peu de qualités. En effet, voici ses caractéristiques : Il est lourd et sa forme n’est quasiment jamais anatomique, ce qui l’empêche de rester bien rentré dans la gouttière. En s’affaissant systématiquement sur la colonne, il devient gênant voire source de blessure. Il n’est pas respirant, et chauffe donc désagréablement le dos du cheval. Il ne possède pas de véritable propriété amortissante. En effet, pour être amortissante, une matière doit pouvoir se déformer. Le gel, lui, ne se déforme pas mais déplace les pressions à côté de la pression d’origine. En bref, l’amortisseur en gel n’est pas un choix recommandé Le mouton (véritable) Le mouton est probablement la matière la plus intéressante de toutes : un amortisseur en mouton naturel est hypoallergénique et très respirant (ce n’est pas le cas du mouton synthétique). Néanmoins, il est important de le choisir avec une découpe anatomique mais aussi et surtout pourvu d’une gouttière, un canal ouvert qui dégage la colonne vertébrale du cheval. Attention également à l’épaisseur de l’amortisseur en mouton, qui peut faire plus de mal que de bien sous une selle un peu serrée. D’autre part, certains ont une sensation d’éloignement de leur cheval. Enfin, ces amortisseurs ont souvent une épaisseur supplémentaire de mouton décorative, qui facilite le placement, au niveau du pommeau et du troussequin. Il faut bien faire attention à ce que la selle ne soit pas en appui sur ces éléments, sans quoi un point de pression important risque de se créer. Le feutre L'amortisseur en feutre est très agréable à utiliser car il est très fin et le cavalier reste très proche de son cheval pendant le travail. Sa découpe sans couture, calquée sur celle d'une selle est bien large et permet une belle répartition des points de pression et une absorption homogène des chocs. La laine a une propriété d’absorption des chocs très élevée, et souvent doté d’une gouttière souple sur la colonne vertébrale du cheval, évite des points de pression supplémentaires.